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    Le Centre a épuisé ses réserves
    2012-04-11 - 08:42
    Le réservoir de Longpendu. Aujourd'hui, tel qu'en septembre (Photo Ph. Ménager)Rien à voir avec les prochaines présidentielles... C'est du canal dont il s'agit ; et ça ne s'arrange pas ! « Le beau temps ne fait pas le bonheur de tous », ainsi aurait pu s’ouvrir le "Comité des usagers du canal du Centre et de la Seille" réuni le mois dernier à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire). En effet, les réservoirs du bief de partage du canal du Centre sont presque vides.

    Pascal Bridet, le responsable du secteur pour Voies navigables de France, en explique les causes :
    - L’ensemble des réservoirs du canal est d’une capacité de 18,4 M de mètres cubes. Avec 12,4 M, une navigation aisée demeurerait possible, mais la sécheresse a sérieusement compliqué la donne.
    - En 2011, les réserves stratégiques (6 M de mètres cubes) risquaient déjà d’être entamées. Un hiver pluvieux devait permettre de restaurer le déficit hydrique. Cependant, la dizaine de jours de précipitation, en janvier, n’a pas permis de remplir à satiété les réservoirs. Il manque encore 5 M de mètres cubes d’eau (le réservoir de Berthaud, le plus rempli, ne l’est qu’à 50 %, alors que Torcy-neuf n’a que 12 % de remplissage).

    Il reste aujourd'hui bien peu d'espoir de retrouver un volume normal de réserves pour alimenter le canal cet été. P. Bridet précise que "les rivières de Bourbince et de Dheune permettent en ce moment de maintenir les biefs en eau, mais le niveau de ces cours d’eau baisse rapidement". Il sera donc bientôt contraint d’interrompre ce moyen d’alimentation, pour laisser aux rivières un volume d’eau minimum, imposé par la loi.

    Quant à la "solution Saône" - un moment évoquée - elle a été écartée par Pascal Bridet : "Des pompes ont bien été installées pour porter de l’eau jusqu’au bief de partage. Mais elles ne fournissent pas un débit d’eau assez important. En une nuit, le niveau d’élévation du bief de partage, long de 15 km, ne s’élève que de 1 cm quand il en faudrait 40 ! ". Et le coût de l’opération est tout simplement prohibitif (plus de 1000 €/jour). Seul le dernier bief du versant Océan, à Digoin, paraît être, dans une certaine mesure, à l’abri, grâce à la rigole de l’Arroux.

    Seules de (très) bonnes précipitations printanières, pourraient encore sauver une saison de navigation qui s'engage bien mal. Rouvert très tardivement le 30 mars dernier, le canal du Centre pourrait bien fermer cette année dès le 20 mai (cf l'Avis à la batellerie FR/2012/01227). Quant aux solutions pour régler le problème de façon pérenne, elles n’ont été que peu abordées, durant cette réunion, devant la difficulté qu’il y a de composer avec des moyens financiers modestes et l’ampleur des besoins...

  • Voies d'eau : Canal du Centre
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